Le tribunal administratif de Nice est compétent en premier ressort pour les recours contre les décisions des autorités publiques situées dans le ressort des Alpes-Maritimes. En appel, la cour administrative d'appel de Marseille est compétente. Le Conseil d'État statue en cassation.
En règle générale, le délai est de deux mois à compter de la notification de la décision. Des délais spéciaux existent : 15 jours pour une OQTF sans délai de départ volontaire, 48 heures en cas de placement en rétention administrative. Passé ces délais, le recours est irrecevable.
Dans certains cas, le recours administratif préalable est obligatoire (RAPO) avant de saisir le juge — c'est le cas notamment dans certaines procédures de droit des étrangers. Dans les autres cas, il est facultatif mais souvent utile pour tenter de régler le litige à l'amiable.
Une décision administrative devient définitive lorsque les délais de recours sont expirés. Il est alors en principe impossible de la contester devant le juge. Toutefois, certaines situations permettent de rouvrir les délais : absence de notification régulière de la décision, vice de procédure affectant la notification, ou fait nouveau survenu postérieurement. Il est donc important de consulter un avocat rapidement, même si vous pensez être hors délai.
Le recours gracieux est une demande adressée à l'autorité qui a pris la décision pour lui demander de la retirer ou de la modifier. Il doit être envoyé par courrier recommandé avec accusé de réception, clairement motivé en fait et en droit. Un recours gracieux mal rédigé ou incomplet peut affaiblir votre dossier pour la suite. L'assistance d'un avocat en droit administratif dès ce stade est conseillée, notamment pour les décisions en matière d'étrangers ou d'urbanisme.
Le silence de l'administration pendant deux mois vaut en principe décision implicite de rejet, conformément à l'article L. 231-1 du CRPA. Ce silence ouvre un nouveau délai de deux mois pour saisir le tribunal administratif. Dans certains domaines, le silence peut valoir décision implicite d'acceptation — les règles varient selon la nature de la demande.
La procédure administrative est essentiellement écrite : les parties échangent des mémoires que le juge analyse avant l'audience. Lors de l'audience, le rapporteur public expose ses conclusions, puis les avocats peuvent présenter de brèves observations orales. Le jugement est rendu ultérieurement, généralement dans un délai de quelques semaines selon la complexité de l'affaire. De manière générale, la représentation par avocat n'est pas obligatoire en premier ressort, mais elle est fortement recommandée compte tenu de la technicité de la procédure.