Pour contester un permis de construire, vous devez justifier d’un intérêt à agir :
➡️ être directement impacté par le projet (gêne de jouissance, perte d’ensoleillement, dégradation du paysage, etc.).
➡️ être voisin immédiat ou occupant du bien concerné.
/!/ Sans intérêt à agir, votre recours sera irrecevable devant le tribunal administratif.
Le délai de recours principal contre un permis de construire est de deux mois à compter du premier jour d’affichage régulier du permis sur le terrain du projet.
✔️ Le panneau doit être visible depuis la voie publique.
✔️ Il doit rester affiché continûment pendant deux mois pour que ce délai court normalement.
➡️ À défaut d’affichage conforme, le délai peut ne pas commencer à courir, ou se prolonger jusqu’à 6 mois après l’achèvement des travaux.
/!/ C’est le point le plus important : le délai commence à courir à partir de l’affichage sur le terrain et non de la notification en mairie ou au service urbanisme.
✔️ Facultatif mais parfois utile.
✔️ Il s’agit de demander à la mairie (ou au préfet) de retirer le permis avant de saisir le tribunal.
✔️ Depuis la réforme, le recours gracieux doit être déposé rapidement (souvent 1 mois après affichage), mais il ne prolonge plus automatiquement le délai de deux mois pour saisir le juge.
✔️ C’est le recours principal pour demander l’annulation du permis de construire.
✔️ Il doit être déposé dans les deux mois suivant le début du délai ou, dans certains cas, dans un délai plus large si l’affichage est irrégulier.
Pour que votre recours soit recevable, vous devez :
✔️ démontrer votre intérêt à agir (impact direct sur votre bien) ;
✔️ former le recours dans les délais légaux (2 mois, sinon 6 mois après travaux si affichage irrégulier) ;
✔️ notifier votre recours à la mairie et au titulaire du permis dans les 15 jours suivant son dépôt auprès du tribunal, faute de quoi il sera irrecevable.
En principe, un recours formé après le délai de deux mois est irrecevable sauf exceptions :
absence totale d’affichage conforme ;
découverte tardive du permis (délai raisonnable étendu jusqu’à 1 an selon la jurisprudence).
Dans le département des Alpes-Maritimes, comme partout en France :
le délai de deux mois reste la règle pour les tiers ;
l’affichage sur le terrain est la référence pour déterminer le point de départ du délai ;
l’assistance d’un avocat en urbanisme est vivement recommandée pour éviter les pièges procéduraux.